6 et 7 juin 2026

Sortie Quiberon

25 février 2026, 230 ans de la mort de Jean-Nicolas STOFFLET

dit Mistouflet, Grand-croix de l'ordre royal et militaire de Saint Louis

Né le 3 février 1753, à Bathelemont-les Bauzemont en Meurthe-et-Moselle. Il embrasse à 17 ans la carrière militaire et est incorporé au Régiment Lorraine-infanterie-Royale à Lunéville qu'il quittera 16 ans plus tard avec le grade de caporal instructeur pour rentrer au service du compte de Colbert-Maulévrier comme garde-chasse à Maulévrier en Anjou, ce qui n'était pas fait pour s'attirer la sympathie des futurs soldats vendéens très majoritairement braconniers.
Dès le début de l'insurrection vendéenne, son caractère et sa loyauté envers le Roi et la religion le pousse à prendre les armes. il prend la tête des insurgés de sa commune et occupe Vézins, dès le 13 mars 1793, avant d'entrer dans Cholet, le lendemain. Il sera second des généralissimes : Cathelineau avec qui il était des rares généraux vendéens issus du peuple, puis d'Elbée et plus tard La Rochejaquelein. Il sera de toutes les grandes batailles. A la mort de La Rochejacquelein (28 janvier 1794), il deviendra général en chef de l'Armée d'Anjou, alors que Sapinaud commandera l'Armée du Centre et Charette l'Armée du Marais. Aucun ne s'impose comme général en chef et Stofflet sera en conflit avec les deux autres généraux car opposé au traité de paix de la Jaunaye (17 février 1795) et continuera la lutte armée avant de signer à son tour un éphémère traité de paix à Saint-Florent-le-Vieil le 2 mai suivant. Il reprit les armes en décembre 1795 devant le non-respect de la convention, notamment le départ des troupes républicaines.
Il n'a pas été pris dans les bois comme Charette, mais pris après une trahison dans la nuit du 23 au 24 février à la ferme la Saugrenière à la Poitevinière où il s'était rendu pour une rencontre avec des représentants des Chouans organisée par l'abbé Bernier.
Il fit le trajet blessé et pieds nus jusqu'à Angers pour y être jugé le jour même et être fusillé le 25 à neuf heure du matin au Champ de Mars.

Il déclara à son procès :" En luttant contre ceux qui m'ont arrêté, j'espérais me faire tuer, déclara-t-il. J’aimais mieux mourir sous leurs coups que de vous donner l'honneur de me juger et le plaisir de me condamner."
Au Champ de Mars, Stofflet embrassait les amis qui allaient mourir avec lui. Lorrain, il demanda si parmi les soldats qui allaient le fusiller il n'y avait pas un Lorrain. Un homme se présenta; Stofflet lui remit sa montre.
Il refusa de se laisser bander les yeux.
Il prit la main de son aide-de-camp.
- vive la religion ! Vive le roi! S’écria-t-il, tandis que le peloton d'exécution tirait.
Il tomba en même temps que son compagnon. On eut de la peine à détacher leurs mains unies.

Pour en savoir plus : "Stofflet et la Vendée, 1753-1796" par Edmond STOFFLET Editions du Bocage

Commémoration du massacre des Lucs-sur-Boulogne

Edouard Morisson de la Bassetière

 Le 9 mars 2025 est le bicentenaire de la naissance d'Edouard Morisson de la Bassetière, éminent député légitimiste vendéen sous la IIIè république et grand défenseur de la cause royaliste et catholique.

     La famille Morisson de la Bassetière habite toujours le château de la Bassetière à Saint Julien des Landes. Elle est issue d'un clan écossais (Morisson) venu en France pendant la guerre de cent ans, honorant le traité de 1295 qui avait scellé l'alliance de l'Ecosse et de la France contre l'Angleterre. La Garde écossaise des Rois de France exista jusqu'à la Révolution.
     Au début de la Révolution, Henri, seigneur de la Bassetière avait sept fils dont quatre servaient déjà la France et le Roi. Les six aînés émigrèrent et combattirent dans l'Armée des Princes avant de revenir combattre en Vendée ou en Bretagne.
     L'aîné, Henri, colonel de cavalerie mourut sous la Restauration.
     Le deuxième Charles-Julien lieutenant d'artillerie dit "le Chevalier" mourut à Apremont en 1793.
     Le troisième, Henri-Prudent, lieutenant au régiment de Bourbon-Infanterie avait participé à l'expédition de Quiberon puis rejoint l'armée de Charette. Blessé au combat de Chauché, il fut massacré par les soldats républicains dans la forêt de La Chaize-le-Vicomte.
     Le quatrième, Louis-François Henri, page de Monsieur (futur Louis XVIII) avant la Révolution, décèdera à Vannes le 3 septembre 1795 lors l'expédition de Quiberon.
     Le cinquième, Calixte-Charles, décèdera à 23 ans à Auray le 19 juillet 1795 également lors de l'expédition de Quiberon.
     Le sixième, Constant-Hubert, échappera par miracle au massacre de Quiberon en rejoignant l'escadre anglaise à la nage. Il offrira ensuite son épée au général de Cadoudal jusqu'à la pacification de 1796. Lors des cent jours, il reprit les armes pour organiser la division vendéenne de Palluau. il fut nommé Grand-Prévôt du département lors de la Restauration.
     Le septième, Benjamin, encore enfant décèdera, privé de secours dans une ferme pendant la grande guerre de Vendée.

     Edouard Morisson de la Bassetière naît le 9 mars 1825 à Saint-Julien-des-Landes, fils de Henri Morisson de la Bassetière et Adèle de Mieulle.

Il se marie le 27 juillet 1852 à Nantes avec Marie Le Loup de La Biliais. Deux  garçons sont issus de cette union, dont Louis qui suit.

Il est élu conseiller général du canton de Saint-Gilles sur Vie le 8 Octobre 1871 et réélu le 4 Octobre 1874 ainsi que le 1er Août 1880.

  Il est élu député de la Vendée le 8 Février 1871 et réélu le 20 Février 1876. Ce second mandat sera de courte durée en raison d'une crise gouvernementale qui entraîne la dissolution de la Chambre des députés le 25 juin 1877. Il est cependant réélu le 14 Octobre 1877 ainsi que les 21 Août 1881 et 4 Octobre 1885 à une forte majorité.

Il décède le 24 Octobre 1885 à Saint-Julien des Landes à l'âge de 60 ans.
  Son fils Louis, docteur en droit et partageant les mêmes opinions, se présente en remplacement et est élu le 2 décembre 1885 contre le député républicain Bienvenu. Il sera réélu en 1889, mais sera battu en 1893, soit juste un an après l'encyclique "au milieu des Sollicitudes" du pape Léon XIII appelant les Français au ralliement à la République.

Le journal L'Etoile de la Vendée du 8 janvier 1893, bi-hebdomadaire parmi les journaux les plus imprimés du département dont la devise était empruntée au légitimiste Albert de Mun qui deviendra un "rallié", avait retransmis sa profession de foi. 

  Elle est intéressante dans la mesure où elle montre que les préoccupations de l'époque sont toujours des thèmes d'une cuisante actualité. Peut-être faudrait-il, si ce n'est pas encore fait, se poser la question de savoir si ces problèmes ne viendraient pas un tantinet du régime politique et de sa philosophie plus que des hommes qui le servent.

source des images : Archives de la Vendée

Les inscriptions 2025 sont ouvertes, c'est ici : adhésion 2025

  25 avril 1214 naissance de saint Louis

  25 avril 1974 naissance de Louis XX

    En ce jour de la fête de saint Marc évangéliste, l'A.R.L.V.adresse au Prince ses meilleurs vœux de saint et heureux anniversaire pour ses 50 ans.

  Introit du jour (Ps 63)

Vous m'avez protégé, ô Dieu, contre les complots des méchants et contre la multitude de ceux qui font le mal, alléluia, alléluia.Exaucez, ô Dieu, la prière que je vous adresse ; délivrez mon âme de la crainte de l'ennemi

  Collecte du jour

Ô Dieu, qui avez élevé le bienheureux Marc, votre évangéliste, en lui donnant la grâce de prêcher l'Évangile, faites que toujours ses enseignements nous profitent et ses prières nous défendent.

   Allelluia du jour (Ps 88 / Ps 20)

Alléluia, alléluia. ℣. Les cieux, Seigneur, publieront vos merveilles et votre vérité dans l'assemblée des saints. Alléluia. ℣. Seigneur, vous avez posé sur sa tête une couronne de pierres précieuses. Alléluia.

      VIVE le ROI !